L'histoire du constructeur Intermeccanica

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L'histoire du constructeur Intermeccanica

Message  Admin le Mar 9 Fév - 2:13



Dans la cour des grands

Intermeccanica voit le jour en 1959 lorsqu’un ingénieur chimiste du nom de Franck Reisner fonde Construzione Automobili Intermeccanica à Turin. Né en Hongrie en 1932, Frank Reisner et ses parents quittent Budapest pour s’installer à Montréal. Frank Reisner travaille dans l’industrie de la peinture, il se retrouve ainsi impliqué dans l’automobile. Après son mariage en 1957, M. Reisner et son épouse Paula, tout deux fanatiques d’automobile, construisent et pilotent une voiture de sport pendant plusieurs années avant de s’installer en Italie. M. Reisner conçoit un châssis de course pour Giannini Automobili SpA à Rome puis s'installe à Turin.
Les premières production d’Intemeccanica consisteront en des kits de performance et des systèmes d’échappement pour une multitude de voitures de série (Renault, Simca, Peugeot, DKW etc).

En 1960, l’activité devient plus passionnante, avec la construction d’une Formule Junior, une des premières Formule de course avec des voitures à moteur arrière, équipé d’un moteur Peugeot largement modifié.
La même année, Intemeccanica développe un prototype de coupé en aluminium appelée IMP (abréviation de Intermeccanica-Puch), équipé d’un petit moteur Steyr-Daimler-Puch de 500cc qui propulse la voiture à 160 km/h, elle utilise des éléments mécaniques de la Fiat 500, 21 exemplaires seront produits sous diverses formes. Une version de course gagnera la classe des 500cc au Nürburgring.


l'IMP au Nurburgring

Après ces débuts prometteurs, en 1961 Intemeccanica crée l’Apollo GT pour la société californienne International Motor Cars, la carrosserie en acier fut dessinée par l'italien Franco Scaglione à partir de croquis réalisés par Ron Plescia. Équipé d’un V8 Buick, d’un intérieur cuir et de jantes Borrani ce coupé suscite l’enthousiasme. International Motor Cars vendra 90 coupés et 11 cabriolets entre 1961 et 1965.
En 1963, l’Apollo GT est présenté au salon de Turin.
En 1965, une Apollo prototype 2+2 sera jugée « Best of Show » au Salon de l'auto de New York, un second exemplaire sera construit plus tard.


La GT Apollon au Salon Automobile de Turin

Ensuite Intermeccanica construit le prototype Veltro, basé sur une Ford 106E puis une Mustang Station Wagon créée pour une agence de publicité américaine. Un autre projet doit voir le jour la même année aux États-unis : une joint-venture avec un certain Jack Griffith qui envisage la production d'une voiture en série. Mais au moment où la production débute, la société de Griffith périclite. Un autre investisseur, Steve Wilder, reprend la production et s’associe avec la société Holman & Moody en Caroline du Nord pour produire l’Omega, 33 exemplaires seront produits.


L'Oméga


La Mustang Station Wagon

En 1966, un distributeur Intermeccanica est créé aux Etats-Unis, la production de l’Italia (initialement appelé Torino) débute. La production d’Intermeccanica atteint alors une nouvelle dimension avec plus de 100 exemplaires produit chaque année, 500 exemplaires seront construit jusqu’en 1970. La même année, un prototype basé sur la Corvair, appelé Phoenix, sera construit pour l’entreprise américaine Fitch.


L'Italia Spider

L'année suivante, 11 exemplaires de la Murena GT Station Wagon seront produites pour un importateur américain. Équipée d’un moteur Ford de 429 cv cette voiture atteint un niveau de luxe élevé : sellerie cuir, moquettes épaisses, bar et séparation chauffeur sont au programme…


La Murena au salon de New York 1969

En 1969, 3 modèles Intermeccanica sont exposés sur 3 stands différents du salon automobile de New York, une véritable consécration pour le carrossier.
La même année, un prototype de l’Italia, appelé Italia IMX, est présenté au salon de Turin.
Les ventes de l’Italia débutent en Europe en 1970, elle décolleront vraiment grâce au distributeur allemand Erich Bitter.


L'Italia IMX

L'année suivante, un coupé basé sur une Corvette appelée Centaur est réalisé à la demande d’un client américain,
Opel (GM Europe), contact Intermeccanica pour donner naissance à l'Indra. Avec une esthétique réussie et forte de son moteur Chevrolet de 350 cv elle fera forte impression au Salon de l'Auto de Genève.
La production de l’Indra démarre en 1971 et se elle poursuivra jusqu’en 1974, 125 exemplaires seront produits sous forme de coupés et cabriolets, mais GM décida d’arrêter de fournir les moteurs et les pièces mécanique, ce qui évidemment signifiait l’arrêt de la production de l'Indra pour Intermeccanica.


Indra (1971)

Parallèlement, Intermeccanica construit la Squire, une répliques de Jaguar SS pour une entreprise américaine appelée Squire, 50 exemplaires seront construits entre 1972 et 1973.


La Squire SS

L'année 1975 sera une année trouble pour Intermeccanica. La production en Italie devient trop coûteuse pour Intermeccanica. Lorsque le Conseil de développement économique de San Bernardino (Californie) annonce le financement d’un projet de production d'automobiles, Frank Reisner voit une opportunité de relancer son activité, la famille Reisner décide donc de s’installer en Californie. Avant cela, deux prototypes de l'Indra seront construits, mais avec cette fois-ci des moteurs Ford. Les deux Indra seront expédiées avec tous les biens de l'entreprise y compris des voitures complètes, et l’outillage nécessaire à la production. Mais l'argent fédéral sera détourné et, à part une seule Indra, les biens de Reisner seront saisi au port. Avec les frais de déménagement et des dettes à rembourser en Italie, Frank Reisner se retrouve aux USA avec seulement 500 $ et une voiture…qui sera vendue peu de temps après.


La renaissance

A la fin de 1975 et l’année suivante, Frank Reisner développe ce qui rendra Intermeccanica célèbre : une réplique de la Porsche 356 Speedster.
L'outillage et le prototype seront élaborés à Los Angeles, une authentique 356 Speedster est louée pour reproduire la Porsche à la perfection.
Il décide d’utiliser la plateforme de la VW Coccinelle, pour son architecture mécanique proche de la Porsche 356.


Le Speedster

Pour produire le Speedster, M. Reisner forme un partenariat avec Tony Baumgartner à Santa Ana (Californie). L’entreprise, Automobili Intermeccanica est née.
Intermaccanica produira environ 600 carrosseries en fibre de verre avant que M. Reisner décide de vendre sa part de l’entreprise à Tony Baumgartner. L'ensemble du projet sera ensuite vendu à Classic Motor Carriages (Floride).


Automobili Intermeccanica

Entre 1979 et 1980 Franck Reisner développe une berline néo-classique inspirée des Mercedes Erdmann Rossi sur la base d’une Checker (le célèbre taxicab). Toutefois, l'économie de Californie connait un ralentissement et le marché pour un tel véhicule s’effondre, le projet sera abandonné.

En 1981 Franck Reisner développe un dérivé du Speedster : le Roadster RS, il s’agit d’une réplique de la Porsche 356 Convertible D de 1959 (D pour Drautz), cette réplique est une nouvelle fois basée sur une plateforme de VW Coccinelle. Comme l’originale elle permet d’avoir une capote étanche, un pare-brise offrant une meilleure protection et des vraies vitres latérales en lieu et place des panneaux à encastrer sur le Speerdster.
Suite à une rencontre avec l’ex-importateur montréalais de l’Italia, Intermeccanica International Inc est créé en 1982, la production du Roadster RS est alors transféré à Vancouver où elle demeure encore aujourd’hui.
En 1985, le Roadster RS évolue avec l’abandon du châssis VW au profit d’un châssis tubulaire dédié, ce qui donnera à la voiture un bien meilleur comportement routier.



Le Roadster

En 1986, une évolution du Roadster RS est proposée : le Roadster Turbo, son design à mi-chemin entre une 356 et une 911 la rend assez étrange, il adopte un nouveau châssis tubulaire et un flat-6 Porsche, 6 exemplaires ont été construit.


Le Roadster Turbo

En 1995, Intermeccanica se lance dans un projet assez surprenant : une réplique de VW Kubelwagen, un tout terrain conçu par Ferdinand Porsche avant la Seconde Guerre mondiale.


Le Kubelwagen

En octobre 2001, Franck Reisner décède, son fils aîné Henry prend les reines de l’entreprise.
Actuellement Intermeccanica International propose la 356 Speedster pré-A, la 356 A Speedster, le Roadster et le Kubelwagen.
Les répliques Intermeccanica sont reconnues - à juste titre - comme les meilleures réplique disponibles sur le marché, la qualité des matériaux employés et la qualité de fabrication justifient un prix de vente bien plus élevé que les tarif pratiqué par les concurrents (Vintage Speedsters, Beck).
La majorité des ventes concerne le Roadster, version qui n’existe pas chez les concurrents. Le Roadster permet d’être utilisé au quotidien…ou presque, contrairement au Speedster.
L’essentiel de la production est vendue à des clients américains et japonais.

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